L’objectif : rappeler l’importance du dépistage, informer les visiteurs et répondre à leurs questions sur cette maladie encore trop souvent détectée tardivement.
Tout au long de la journée, les visiteurs peuvent rencontrer différents professionnels de santé – infirmiers, gastro-entérologues, chirurgiens ou encore oncologues – afin d’obtenir des explications et des conseils personnalisés.
« Il y a beaucoup de personnes qui arrivent et qui viennent nous poser des questions. Certaines connaissent déjà le sujet, d’autres beaucoup moins. On leur explique en quoi consiste le dépistage », explique Cristina Ferro, infirmière.
« Cela fait plus de dix ans que nous organisons cette action tous les mois de mars. Nous disposons aussi d’un colon géant pour expliquer ce qu’est un polype et comment il peut évoluer vers un cancer. »
Cet outil pédagogique interactif permet aux visiteurs de mieux comprendre la maladie en visualisant les différentes étapes de l’apparition des polypes et leur transformation possible en cancer.
Une maladie encore fréquente en Belgique
Chaque année, environ 8 000 nouveaux cas de cancer colorectal sont diagnostiqués en Belgique. Selon Adèle Baize, radiothérapeute, le dépistage joue un rôle crucial.
« Il est vraiment important de faire son dépistage parce que plus la maladie est détectée tôt, plus les chances de guérison sont élevées. Malheureusement, en Belgique, on compte encore environ 3 000 décès par an, soit près de huit décès par jour liés au cancer colorectal. »
Un dépistage précoce peut aussi éviter des traitements plus lourds.
« Le fait de faire un dépistage permet parfois d’éviter d’aller jusqu’à la chimiothérapie. On peut alors se limiter à une chirurgie, ce qui représente un gain important pour la santé du patient », précise Cristina Ferro.
Deux méthodes de dépistage
Le dépistage dépend du profil du patient.
Pour les personnes présentant un risque plus élevé – notamment celles ayant des antécédents familiaux de cancer du côlon ou des antécédents personnels de polypes – une coloscopie est recommandée, idéalement dès l’âge de 40 ans.
Pour les personnes sans antécédents et âgées de plus de 50 ans, un test de dépistage est disponible en pharmacie.
« Les patients réalisent eux-mêmes un prélèvement de selles qu’ils envoient par la poste. On recherche alors la présence de sang occulte dans les selles. Si le test est positif, une coloscopie est recommandée. S’il est négatif, il doit être refait tous les deux ans », explique Adèle Baize.
Prévention et sensibilisation
Au-delà du dépistage, les équipes médicales rappellent également l’importance de la prévention. Une alimentation équilibrée, la réduction de la consommation de viande et de produits gras, ainsi que la pratique régulière d’une activité physique peuvent contribuer à réduire les risques.
« Il y a beaucoup de choses que l’on peut faire : faire du sport, surveiller son alimentation… Ce sont des habitudes importantes pour prévenir le cancer colorectal », souligne Cristina Ferro.
À travers cette journée, les professionnels du CHU Tivoli souhaitent également briser les tabous autour de cette maladie. Malgré les campagnes de sensibilisation, le dépistage reste encore trop peu réalisé.
L’objectif est donc d’encourager chacun à s’informer et à en parler avec son médecin, car un diagnostic précoce peut faire toute la différence.
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