Covid : 5 ans après, les maisons de repos restent vigilantes

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Comme d'autres, la Résidence Jeanne Mertens, a Binche a été touchée de plein fouet par l'épidémie de Covid. La maison de repos du CPAS de Binche a connu des moments difficiles. Mais comment cette période se traduit-elle encore aujourd'hui ?

5 ans après le déclenchement du premier confinement, les espaces de vie de la Résidence Jeanne Mertens ont retrouvé leur quiétude. Hormis un registre d’entrée et de sortie, destiné aux visiteurs, plus aucune contrainte n’est d’application et les activités se déroulent sans précaution particulière. Pourtant, malgré les apparences, la vigilance reste de mise, comme le précise Gavin Philippart, le directeur.

Ça à l'air un peu fou dit comme ça, mais on est toujours en période Covid. On vient, par exemple, d'organiser l'administration de la sixième dose pour les résidents qui le souhaitent. Bien évidemment, on n'est pas dans toutes les procédures extrêmement contraignantes que nous pouvions avoir au préalable. Mais, d'une manière générale, et en collaboration avec notre médecin coordinateur, on fait attention à toute contamination. 

La maison de repos a acquis de nouveaux équipements qui permettent de vérifier le taux de CO2 présent dans une pièce, du matériel destiné à assainir l’air et des outils de désinfection des chambres, comme des lampes UV. L’épisode Covid a également laissé des traces chez le personnel, profondément marqué par la crise sanitaire.
 

On observe deux changements majeurs dans le personnel. Vous allez observer des comportements qui sont tout à fait positifs. Par exemple, quelqu'un qui va présenter certains symptômes d'un simple rhume porte un masque, sans que ce soit contraint.  A côté de ça, on a vraiment une difficulté à trouver du personnel et à le maintenir en activité. C'est notre défi face à ce qui est la réalité en 2025.

Aujourd’hui, avec 222 résidents, la Résidence Jeanne Mertens a retrouvé le taux d’occupation de 96% qu’elle affichait en 2020. Après un moment de méfiance envers le milieu des soins, les familles reviennent vers les maisons de repos, avec qui le dialogue est constant, selon Gavin Philippart.
 

Quand quelqu'un est atteint par la maladie on prévient les familles. En 2024, on a eu une petite montée du Covid qui nous a contraints à fermer un étage pendant une durée d'une semaine. Cette mesure a été tout à fait acceptée par les familles.
 

A titre personnel et professionnel, le directeur de la résidence dit avoir appris beaucoup en termes de gestion de la vie en communauté, dans un contexte difficile. Une expérience qui porte encore ses fruits au quotidien.
 


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