Le Rœulx : 63 ans après, le jumelage, c'est fini !

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Le 5 mars dernier, le collège communal Rhodien a pris la décision de mettre un terme aux 4 jumelages historiques de la ville du Rœulx. Plusieurs arguments sont avancés pour justifier cette décision, mais l'opposition les juge peu crédibles. 

Trop énergivore, trop coûteux et pas assez accessible, 63 ans après, le Rœulx n’est plus jumelé avec Quinsac ni aucune autre ville. Une décision forte et assumée qui permettra, d’après le collège communal, la création de nouvelles activités plus accessibles.

On vient justement de créer des tables de conversation pour favoriser l'apprentissage des langues, avance Virginie Kulawik (IC Le Rœulx), bourgmestre du Rœulx. Le jumelage devenait énergivore pour un résultat loin de toucher l'ensemble des citoyens. Nous avons pris une décision, le jumelage avait fait son temps, aujourd'hui, nous avons d'autres priorités.

Des arguments peu crédibles pour l'opposition 

 

Du côté de l’opposition, par contre, cette décision est incompréhensible puisqu’elle a été prise unilatéralement par le collège communal. Les deux arguments mis en avant par la majorité sont d’ailleurs, eux aussi, jugés peu crédibles.

Ça ne tient pas la route, car le comité de jumelage n'a plus reçu de subside depuis 2022 et avant cela, il recevait 800 € par an, affirme Lenny Ferretti (Horizons Citoyens), conseiller communal et chef de file de l'opposition. L'autre argument pointe l'aspect protocolaire du jumelage, mais si la majorité a décidé d'en faire un lieu de rendez-vous où on mange des petits fours et où on boit du champagne, c'est un choix politique. Il y avait moyen de mieux faire et de faire du jumelage une pépite avec des retombées économiques importantes.

Des versions contradictoires 

 

L’opposition affirme donc que le comité de jumelage n’a plus reçu le moindre subside depuis 2022. Le registre des subsides affiche bel et bien zéro pour les exercices 2023 et 2024, une particularité totalement justifiée d’après la majorité.

Il y a un subside, mais comme l'organisation du comité de jumelage prévoit l'accueil des autres délégations, il nécessite un subside de 3 200 €. Nous avons pris la décision de l'octroyer d'un coup, ce qui explique qu'il n'y a pas un subside annuel de 800 € mais bien un subside de 3 200 € tous les 4 ans, précise Virginie Kulawik.

Autre point de discorde : la communication autour de cette décision. D’un côté, c'est un manque de respect envers le comité de jumelage qui est pointé du doigt, de l’autre, la fuite volontaire d’une information avant toute action possible.

Pour violer un huis clos, il faut en faire partie et moi, je ne suis pas membre du collège, se défend Lenny Ferretti. La décision du collège ne prévoyait pas de prévenir le comité de jumelage, mais simplement d'envoyer un courrier aux quatre villes.

 

C'est faux, encore une fois, affirme Virginie Kulawik. On n'allait pas annoncer cela dans la presse avant d'avoir informé le comité. J'ai d'ailleurs dû faire freiner la presse pour éviter qu'elle communique sur cette décision avant qu'on ne puisse le faire.

Majorité et minorité s’opposent donc sur cette décision et les arguments qui la justifient. En attendant, depuis le 5 mars dernier, Le Rœulx n’est plus jumelé avec Quinsac, Stienenbronn, Bernsdorf et Polla.


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