Pont E42 : injonction de l'auditorat du travail interdisant la reprise du chantier

par

Pont E42 : injonction de l'auditorat du travail interdisant la reprise du chantier

Les députés Loris Resinelli (Les Engagés), Laurent Devin (PS) et Maxime Daye (MR) ont interpellé le ministre François Desquesnes suite à l'effondrement du pont de la E42 afin d'en savoir plus sur les causes de cet accident qui a coûté la vie à un grutier.

Ce mardi 18 mars, en commission parlementaire, plusieurs députés du Centre ont interrogé le ministre François Desquesnes pour en savoir plus sur l'évolution du dossier concernant l'effondrement du pont d'Houdeng.

Pour rappel, le 6 mars dernier, ce pont dont la construction remonte aux années 60 et qui était en cours donc de démolition, s'est effondré peu avant 14h emmenant avec lui les grutiers occupés à sa déconstruction.

L'auditorat du travail mène actuellement des investigations pour en savoir plus sur les causes de ce dramatique accident qui a coûté la vie à un grutier de chez Wanty et a blessé deux ouvriers.

Des inquiétudes sur l'environnement et la sécurité

Une dizaine de jours après les faits, le député-bourgmestre Laurent Devin (PS) a interrogé le ministre François Desquesnes à ce sujet car il s'inquiétait sur le risque d'effondrement complet de ce pont, l'impact sur le trafic fluvial et les risques environnementaux.

Le député-bourgmestre Maxime Daye (MR) était également soucieux de la sécurisation de cet ouvrage.

« Pour le besoin de l'enquête, les structures démolies doivent rester en l'état. Des discussions sont en cours avec les autorités judiciaires afin d’identifier des solutions permettant la réouverture du canal sans entraver l’enquête en cours. À ce stade, il est impossible de fixer un délai précis », explique le ministre François Desquesnes.

Le ministre a mandaté l’avocat de la Région afin qu’une procédure en référé soit initiée afin de désigner un expert judiciaire.

Nous avons reçu une injonction ferme de l’auditorat du travail interdisant de recommencer à travailler sur le site. Le SPW MI (Mobilité et Infrastructures) est à l’arrêt tant que cette interdiction n’est pas levée.

Au niveau du risque de pollution aux hydrocarbures, des mesures préventives ont été prises par le ministre. Mais concernant les causes de l'effondrement, aucune information précise n'a pu être communiquée.


Sur le même sujet

Recommandations